[Ma Mangatheque Idéale #004] Slam Dunk de Takehiko Inoue

Voila un long moment que je n’avais pas sorti un billet de ma mangathéque idéale, alors maintenant que j’ai pu connaitre le dénouement de l’aventure Slam Dunk il est temps de vous en parler et surtout de faire rentrer ce dernier dans la liste des mangas qui ne me quitteront plus!

Fiche

  • Titre : Slam Dunk
  • Auteur(e) : Takehiko Inoue
  • Editeur : Kana
  • Date de publication : 2005
  • Type : Shonen
  • Genre :  Sport
  • Nb de volumes parus : 20 (pour la Star Edition)

Résumé

D’un côté, Hanamichi Sakuragi, un grand rouquin, voyou, rebelle à ses heures et dont la principale caractéristique est d’être malheureux en amour.
De l’autre, la jolie Haruko, très grande fan de basket… dont Hanamichi tombe éperdument amoureux!
Il n’en faut pas plus à notre héros pour se jeter à corps perdu dans ce sport dont il ne connaît absolument rien. Mais un amour n’est pas forcément réciproque… C’est ce que Hanamichi va d’abord découvrir et c’est ce qui va ensuite le motiver à donner le meilleur de lui-même.

Mon avis

Que le temps passe vite et voila qu’une année s’est déjà écoulée depuis mon dernier numéro de ma mangathèque idéale, preuve s’il en fallait une de mon rythme chaotique pour certaines chroniques. Mais avec la parution de la fin de Slam Dunk dans sa nouvelle édition il m’était impossible de ne pas reprendre mon plus beau clavier (bah oui une plume pour un blog ça sert à rien) pour vous parler de ce titre qui a su au fil des 20 tomes éveiller en moi toute une palette d’émotions. Que ce soit par l’humour, par l’évolution des personnages, par la mise en scène du mangaka, par la montée en puissance du dessin et de l’intensité des matchs, Slam Dunk s’est imposé dans mon coeur de lecteur comme peu d’autres avant. Pourtant le shonen sportif est un style que je boudais depuis plusieurs années ne trouvant pas mon compte dans les titres qu’on nous présentait comme les ambassadeurs du genre. Si dans mes jeunes années Captain Tsubasa était un incontournable et me faisait vibrer, j’ai assez vite perdu mon intérêt pour toutes ces séries faisant souvent rentrer le sport dans une dimension plus fantastique à grand renfort de techniques spéciales et me faisant par là même sortir complétement du titre. Mais lorsque Kana a annoncé la réédition de la série d’Inoue et après avoir entendu autant de bien sur la série j’ai décidé de redonner une chance au manga de sport et heureusement!

Mais avant d’aller en peu plus avant dans mon expérience de lecteur, commençons par une rapide introduction de Slam Dunk et de Takehiko Inoue. Débuté en 1990, Slam Dunk s’impose très rapidement comme le manga phare de ce jeune mangaka. Car au moment où Inoue débute la publication de son titre, il faut revenir 2 ans en arrière seulement pour le voir commencer à faire ses armes auprès de Tsukasa Hojo après avoir remporté le prix Tezuka du jeune mangaka le plus prometteur. Prix qu’il remporte avec une nouvelle parlant déjà de basket et mettant en scène 2 personnages du nom d’Akagi et Rukawa… Mais Inoue n’a pas été sacré pour rien et c’est après seulement 10 mois au côté de Hojo qu’il sort son premier manga en volume relié : Chameleon Jail. Et après ce petit intermède le voilà donc de retour au basket avec Slam Dunk dont la publication durera 6 ans et comptera au final 31 tomes. La série rencontre rapidement du succès et va s’imposer comme un incontournable du monde du manga. Encore aujourd’hui on peut voir que le succès de la série est toujours là avec l’annonce du film Slam Dunk pour l’an prochain. Et si le manga marche aussi bien c’est aussi à mon sens grâce à l’amour de son mangaka pour le sujet qu’il aborde et par le lien qui le noue à son personnage principal.

Slam dunk c’est donc le manga de basket, celui qui a été le porte étendard de ce sport dans le manga bien avant les I’ll generation basket, dream team et autres kuroko’s basket, sans parler d’un autre titre d’Inoue Real. On y suit Sakuragi un tout jeune lycéen véritable looser de l’amour lui qui a quitté le collège avec un nombre record de râteaux, ce que sa bande de potes aime lui rappeler. Mais pour lui, nouvel établissement rime avec nouveau départ et va rimer surtout avec la jolie Haruko dont il tombe amoureux au premier regard. Mais ce qu’elle aime elle c’est le basket et voit en Sakuragi un joueur en puissance pour l’équipe de Shohoku. Notre lycéen bagarreur mais sûr de lui va donc se lancer tête la première dans ce sport dont il ne connait rien. Une situation en entrainant une autre, Sakuragi va devoir se surpasser pour obtenir sa place dans l’équipe et il l’espère dans le cœur d’Haruko. Mais trouvera-t-il finalement ce qu’il était venu chercher?

Le point de départ du manga est assez basique, le mec rebelle qui tombe amoureux de la fille au premier regard et se lance à corps perdu dans une activité pour l’impressionner et gagner son coeur. Et quand on se lance dans le titre que ce soit via les dessins du début, le ton de l’histoire ou le synopsis, on est loin d’imaginer ce que le titre nous réserve. Et c’est une des forces du titre et d’Inoue, c’est cette montée en puissance et cette capacité à changer de ton au fil des tomes. Car le début de Slam Dunk est avant tout humoristique le tout relevé par une petite touche furyo. Bien avant de devenir une référence du manga de sport et du nekketsu, ce sont des enchainements de scènes drôles, les déceptions sentimentales d’Hanamichi Sakuragi, sa bande de potes lourdos qui est toujours là pour lui « remonter le moral », les premiers contacts de notre génie du basket avec ce sport avec le duel contre Akagi ou les premiers entrainements. Tout porte à rire et ça marche en tout cas sur moi et ça m’a permis d’entrer très rapidement dans le manga étant pour le coup comme je l’expliquais en préambule plutôt réfractaire au manga de sport. Et en dehors de ça on retrouve les petits bagarres de bande délinquants lycéens avec Sakuragi et sa bande qui bien que tout juste entrés au lycée ne semblent pas avoir peur des élèves plus âgés qui pensent avoir la main mise sur l’école, et ce sont ces choses là alliées au style de Sakuragi de la tenue vestimentaire à la coupe de cheveux qui pour moi donne un petit style furyo au manga. Quoi qu’il en soit ces bastons de bandes reviendront quelques fois sans pour autant prendre des pages et des pages (les bagarres sont plutôt rapides) mais confère pour moi une atmosphère particulière et permettent souvent l’introduction de nouveaux personnages. Mais si l’humour laisse au fil des tomes une place plus importante au basket, Inoue ne le délaissera jamais totalement, s’en servant même par moment pour casser la tension lors de certains matchs.

Et si on parle d’humour on peut aborder le personnage central de ce récit, Sakuragi le génie (selon lui). Tout commence avec lui et finit avec lui et Inoue nous offre là un personnage extrêmement bien écrit à l’évolution fantastique. Comme dit plus haut quand on démarre Slam Dunk notre première rencontre avec Sakuragi on est face à un looser de l’amour qui se fait rembarrer par toutes les filles qu’il tente d’approcher. Et s’il semble prêt à tout pour conquérir celle (du moment) qui fait battre son coeur, difficile de croire en son potentiel avec son style de loubard et son goût prononcé pour la castagne. Et dès son premier contact avec un ballon de basket et son duel mémorable avec Akagi le voila lancé dans une vision idéalisée de son véritable. Car il ne fait pas dans la demi mesure, si il a effectivement créé la sensation en mettant un point contre le capitaine de l’équipe de basket de Shohoku (et aussi le défroquer au passage) il ne lui en faut pas plus pour être dans sa tête un génie du basket. Et c’est le décalage entre sa vision et la réalité du terrain qui prête régulièrement à sourire au début. Mais derrière cette façade de trublion, se cache une détermination à toute épreuve! Si dans un premier temps ce sont ses sentiments pour Haruko et la rivalité avec Rukawa pour le coeur de la jeune fille, on verra peu à peu Sakuragi faire passer ça au second plan. On le voit s’investir pleinement dans le basket non plus pour des raisons externes mais parce qu’il développe un réel attachement à ce sport qui lui était inconnu voila encore quelques semaines. Et si son état d’esprit change, Inoue enfonce le clou avec un changement physique et vestimentaire qui ne laisse plus de place au doute, de son style furyo, Sakuragi passe à un style résolument plus sportif, tant dans les habits qu’il porte qu’avec son changement de coupe de cheveux.

Si jusqu’à présent je rapporte tout à la dimension sportive du manga, il faut aussi dire que Slam Dunk est un pur Nekketsu, car oui même si beaucoup lient nekketsu et bagarre c’est un raccourci qui fait perdre de vue la base du truc (je vous encourage vivement à lire d’ailleurs l’article de vagabond sur les différents types de shonen). Comment ne pas lier le sport avec les 3 piliers du nekketsu : l’amitié, l’effort et la victoire. Et en ça Slam Dunk en est un digne représentant, et Sakuragi un héros de nekketsu pur. Au niveau de la construction on y retrouve un schéma répétitif dans lequel on passe par une phase d’entrainement permettant à notre basketteur en herbe d’acquérir un nouveau « geste technique », je ne parle pas de techniques hors normes mais de gestes basiques qu’il doit apprendre (passes, rebonds, shoot). Puis derrière un match au cours duquel Sakuragi et l’équipe de Shohoku pour mettre en pratique leur entrainement et éprouver leur volonté face à des adversaires plus ou moins forts. Si la construction est répétitive, le cours de chaque match est bien différent comme les séances d’entrainements. Tout simplement d’une part par l’évolution des personnages prenant tous peu à peu conscience de ce qu’ils veulent véritablement et devenant au fur et à mesure des joueurs accomplis, mais aussi grâce à la montée en puissance d’Inoue au cours de la série.

Si le manga nous conte quelques mois de la vie de l’équipe de basket du lycée de Shohoku au travers des entrainements et des matchs qui jalonnent une partie de l’année scolaire. Cela permet de mettre en avant les différents personnages et leur évolution. Si Slam Dunk parle de basket, il aborde aussi et surtout le sentiment d’accomplissement de soi. En effet, on parle souvent de dépassement de soi dans le manga sportif à juste titre mais j’ai le sentiment qu’Inoue nous montre la transformation de ces jeunes hommes à qui ils manquent quelque chose pour devenir pleinement eux mêmes. Si l’on prend le cas de Sakuragi, il n’est rien de plus qu’une petite frappe sans réel but dans la vie et de sa rencontre avec Haruko au dénouement de la série (sur laquelle je reviendrai plus loin) en passant par les différents matchs de Shohoku, c’est à la rencontre entre le jeune garçon et sa passion à laquelle on assiste. Akagi qui s’est battu pour être un joueur de renom et pour faire de Shohoku une véritable équipe va se transformer lui aussi au fil des tomes, lui qui portait une équipe à bout de bras va enfin trouver les personnes qu’il lui fallait pour l’entourer, le faire vibrer et devenir encore meilleur que ce qu’il était. Et on peut aborder comme ça toute une palette de personnages pour lesquels le basket leur a permis de devenir des personnes accomplies.

Mais vous allez me dire ok, enfin les mangas de sport y en a pleins et y a pas que celui ci qui est réaliste, donc pourquoi Slam Dunk et si particulier. Et je vous dirai ok vous avez raison mais on peut être pris dans un manga sur un sujet ou un sport qu’on aime mais c’est là qu’Inoue surpasse la concurrence. Il a été capable d’éveiller en moi un intérêt et un réel engouement pour un sport qui ne m’a jamais vraiment intéressé (et je m’excuse pour les fans de basket). Il véhicule au travers de son manga sa passion, ce qui le fait vibrer lui, et confère ainsi à Slam Dunk une puissance que seul un passionné peut donner à son oeuvre. Et c’est ce que j’attends au travers de mes lectures! Quoi de plus fort que de ressentir tout l’investissement du mangaka dans son oeuvre et au travers de votre lecture vous dire que c’est plus qu’un manga c’est l’auteur qui vous parle et qui vous transmet ses émotions. Si vous lisez l’apprenti Otaku il nous parle souvent de son rapport à l’auteur avec un grand A et de ces auteurs qui développent un rapport particulier à leur oeuvre. Et indéniablement, avec Inoue on rentre dans cette catégorie. Un lien si fort que l’artiste ne semble toujours pas prêt à se séparer de cette oeuvre sur laquelle il était revenu déjà rapidement avec en quelque sorte un nouvel épilogue, 10 days after, et qu’il travaillera sur le film Slam Dunk prévu pour 2022.

J’en parlais en introduction de l’oeuvre mais Slam Dunk peut s’apparenter à une oeuvre de jeunesse de l’auteur étant seulement son deuxième manga si on ne compte pas sa nouvelle publiée pour le concours du Jump. Et pourtant il maitrise déjà son sujet de bout en bout. Pourquoi? Parce qu’il parle de lui. Bon c’est un peu extrême comme propos mais tout d’abord Inoue parle d’une de ses plus grandes passions : le basket. Ce n’est pas pour rien qu’il avait déjà choisi ce thème pour sa nouvelle Kaede Purple et qu’il persévère avec Slam Dunk ensuite. Ne sommes nous pas plus intéressant quand on parle de ce qu’on aime, qu’on s’enflamme pour ce qui nous fait vibrer? Et sur ce point là l’ancien joueur et capitaine de l’équipe de basket de son lycée est au rendez vous. Et l’expérience d’Inoue dans le domaine est un plus qui donne je pense cette sincérité à l’oeuvre, ce côté qui fait que tu sens que le gars n’a pas été balancé sur un énième projet piloté par un autre. Là Inoue nous parle de lui, de ce qu’il aime et met clairement son âme et ses tripes dans ses personnages et dans son manga. Je parlais plus haut de la montée en puissance du dessin d’Inoue au fil de l’aventure et si de prime abord je n’avais pas vu la différence en lisant les tomes lors de la sortie, quelle claque quand finalement j’ai relu la série avant l’arrivée des 2 derniers tomes. Attention les dessins sont déjà très bons au début mais ils prennent une toute autre dimension ensuite. Et surtout le mangaka nous gratifie de moments de haute volée où la virtuosité de son trait se mêle à une intensité dans le récit qui nous oblige à tourner les pages pour connaitre le dénouement de telle ou telle action. Et ce que j’ai ressenti dans ces moments là c’est des émotions qu’on peut ressentir au cours d’un match dans la vraie vie, d’être en apnée, d’espérer, de penser que c’est fini mais de croire toujours qu’un miracle peut arriver, qu’on y est presque, et puis on exulte ou on pleure après un tel scénario et autant d’énergie d’un côté et de l’autre. Bref pour moi ça sent le vrai, ça sent la passion et ça m’a parlé! Et Inoue et le basket c’est plus qu’un manga, et il semble intarissable sur le sujet entre Kaede Purple, Slam Dunk, Buzzer beater, Real, le mangaka adore ce sport et nous transmet tout ça. J’y vois aussi un parallèle entre le mangaka et Sakuragi d’une part par cette passion finalement dévorante pour le basket mais aussi dans ce côté petit génie qu’à Sakuragi, car cette ascension fulgurante vers les sommets de son sport me font penser à l’ascension tout aussi fulgurante d’Inoue au sein de son art.

Je voudrais maintenant parler un peu de la fin de l’oeuvre donc avant toute chose si vous n’avez pas lu l’oeuvre je vous conseille de ne pas lire la suite pour éviter tout spoil sur la fin du manga, pour les autres c’est parti!

Comme toujours avec les fins ça fait débat et Slam dunk ne fait pas exception, mais pour une fois je trouve cette fin réussi. Tout simplement car comme pour le reste du manga, Inoue n’en fait pas des caisses. Après 4 ou 5 tomes sur ce match épique entre Shohoku et Sannoh, dont Shohoku sort vainqueur à l’étonnement général, que pouvait nous proposer de mieux Inoue? A mon avis pas grand chose! Il n’y a qu’à voir l’état de l’équipe à la fin de la rencontre, Sakuragi blessé, Mitsui qui ne tient plus debout, tous sont au bord de l’épuisement, impossible dans ses conditions de nous faire croire à la suite d’un tournoi dont Shohoku serait le grand vainqueur. Et je trouve ce côté on fait la photo pour le journal et finalement dans la foulée on nous dit que la photo n’aura jamais servi vu que Shohoku s’est fait balayer au tour suivant plutôt bienvenu et montre aussi que le sport et bien c’est fait de victoires et de défaites, mais aussi de sacrifice et que finalement l’équipe s’est sacrifiée sur cette rencontre pour atteindre son but, battre les favoris mais que derrière ces efforts ce sont payés.

Au delà du côté réaliste, j’ai senti qu’Inoue avait bouclé la boucle. Slam Dunk commence avec la recherche d’âme soeur de Sakuragi lui qui accoste un nombre incalculable (faux ses amis comptent vraiment) de filles va au cours du match finalement déclarer son amour devant Haruko pour le basket. Notre voyou a fini de trouver ce qui fait battre son coeur, ce qui le fait se sentir vivant, il a fini par trouver ce qu’il cherchait. Et c’est un peu la même chose pour chacun des joueurs de l’équipe, Rukawa a pu se mesurer au champion des champions japonais, Mitsui a repris en main sa vie et retrouver celui qu’il était, bref on a fait la tour. Et la finalité n’est pas la victoire finale du tournoi mais ce que chacun a pu construire au fur et à mesure de l’histoire. Pourquoi nous sortir un match de plus? Qu’apporterait il finalement au récit et à la construction des personnages? A mon avis pas grand chose si ce n’est faire plaisir aux fans et partir dans les chapitres de trop…

Je ne voyais de mon côté que 2 conclusions au tournoi, la victoire de Shohoku lors de son match mais l’élimination ensuite ou la défaite contre Sannoh au terme d’un match dantesque. Si Inoue a choisi la première option je dois avouer que lors de ma lecture j’ai eu peur d’une toute autre conclusion. En effet lorsque Sakuragi se blesse, Ayako craint pour son avenir et parle de son apprentissage express. Si le génie se retrouvait éloigné des terrains trop longtemps, tout ce qu’il a appris au cours de ces quelques mois disparaitrait comme s’il se réveillait d’un rêve. Mais oui finalement et si tout cela n’était qu’un rêve? Non, non et non pas ça!! Bon c’est bon il n’a opté pour cette option qui n’en a peut être jamais été une d’ailleurs… Mais surtout au travers de cette blessure et des répercussions sur la vie d’un sportif, au moment où tous se demandent si Sakuragi ne devrait pas stopper le match car il pourrait ne plus pouvoir fouler un parquet, il est difficile de ne pas se dire que déjà à se moment là Inoue pense à son futur titre Real. Peut être pas me direz mais vous mais maintenant que nous connaissons ce titre le lien peut se faire assez vite, j’y ai vu en tout cas une ouverture vers tout ça. Histoire malgré nous de ne pas nous laisser sur notre fin et donner quelques nouvelles de nos basketteurs préférés, Inoue choisit de nous faire faire un tour d’horizon au travers d’une lettre de Haruko destinée à Sakuragi alors en pleine convalescence. Un tour certes un peu rapide mais qui permet de ne pas se quitter de manière trop abrupte et d’apprendre que Sakuragi le génie reviendra sur les parquets lycéens dans quelques temps!

En conclusion, Slam Dunk est devenu un indispensable pour moi et si on parle par moment de mon top XX mangas je dois bien avouer que celui ci a pris directement une des toutes premières places. Sans pour autant jouer sur une corde sensible (nostalgie ou thème qui me parle) ce manga a suscité de réelles émotions en moi et un engouement pour ce sport dont je n’avais pas grand chose à faire. Je me suis même regardé avec plaisir des matchs pendant les JO en me disant « franchement on peut pas manquer un panier de paysan! » ou « il est bon au rebond lui! Et celui qui maitrise le rebond maitrise le match! ». Si la virtuosité des dessins et l’intensité que met Inoue dans certains passages sont justes folles, c’est aussi le fait de sentir ce que le mangaka veut nous transmettre et veut nous raconter de lui au travers de son manga qui a su faire mouche. Tout ça ne peut que placer ce titre au panthéon du genre et il aura su me réconcilier avec le sport (tout du moins à lire).

Si vous voulez lire un peu plus de contenu autour de Slam Dunk je vous conseille d’aller faire un tour sur le blog de l’apprenti Otaku qui s’est fendu de quelques analyses de séquences et de son analyse personnelle de la fin du manga.

8 commentaires sur “[Ma Mangatheque Idéale #004] Slam Dunk de Takehiko Inoue

  1. J’ai bien tout lu avec soin, et on se retrouve un peu sur tous les points.
    Je pense qu’avec le ton général adopté et sa connexion intime au personnage de Sakuragi, Inoue a touché à quelque chose d’universel qui permet de largement dépasser le cadre du sport pour nous parler de choses qu’on ressent tous finalement.

    C’est une des grandes forces du mangaka. Dans le docu sur Vagabond, ils ont mis en images en en mots quelque chose que je ressentais vis-à-vis de lui et de la connexion très forte à ses personnages. On le ressent aussi dans Real et dans Vagabond et ça lui confère cette authenticité qui permet à ses titres d’être au-dessus du lot selon moi.
    Ça et un talent de conteur et de dessinateur évidents, bien entendu.

    En tout cas te lire a fait remonter certains souvenirs et certaines émotions, et on se rejoint dans le fait que la série est haute dans nos classements des mangas marquants (il faut que je mette à jour le mien justement !).

    Et merci beaucoup pour les deux fois où tu m’as mentionné, ça me fait super plaisir car j’aime qu’on m’associe à certains titres, dont Slam Dunk !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci à toi pour ton retour! Il faut que je me penche maintenant sur ses autres oeuvres mais clairement oui il est au dessus du lot ! Je trouve qu’on arrive presque à sentir que c’est lui qui nous parle, que t’es pas juste en train de lire un bouquin. Vraiment je trouve que c’est fort. Je vais essayer de prendre les Real au fur et à mesure maintenant je pense!
      Il faut que je fasse un petit top manga pour fêter le passage des 100 articles tiens! Et puis faire une petite rétro entre le début et maintenant je pense ^^
      De rien pour les liens je pense que pour celles et ceux qui en veulent plus ça sera parfait avec tes analyses de séquences par exemple!
      Merci encore d’avoir pris le temps de lire, ça m’a pris un peu de temps et je pense que c’est la première fois que j’écris un article si long…

      Aimé par 1 personne

  2. Merci pour la mention et chouette billet !
    SD est tellement important et a eu tellement d’influence (encore aujourd’hui) que lors lors de sa parution au Japon, on a constaté une augmentation énorme des inscriptions dans les clubs de baskets. Et en 2010, Takehiko Inoue a d’ailleurs reçu une mention de l’Association de Basketball japonais pour Services rendus au Sport…

    Aimé par 1 personne

    1. De rien pour la mention et merci pour le compliment! Oui j’ai lu ça et aussi pour la partie handi basket avec Real apparemment, son intérêt pour le basket va bien au delà de simples mangas. Et ça se sent quand on le lit enfin je parle pour Slam Dunk vu que je n’ai pas lu Real pour le moment

      Aimé par 1 personne

  3. Super article !

    Slam Dunk j’ai la première édition Kana en 31 tomes, j’aimerais relire l’intégrale, mais je pense me pencher sur la Star Edition. Je vais encore devoir investir, mais quand c’est pour un si bon titre, ça vaut le coup non ? 😀

    Comme toi, les mangas sportifs c’est pas ma came, encore moins quand les personnages sont hyper cheatés avec des pouvoirs de dingues (comme Kuroko No Basket, j’ai tenté l’animé et ça passe clairement pas). J’aime les mangas sportifs plus « réalistes ». J’aime aussi les mangas sportifs avec des sports un peu moins mis en avant, comme Eye Shield 21 (très bon lui aussi) ou Slam Dunk. Et ce titre d’Inoue est clairement mon préféré du genre et un must-read pour les fans de basket et de manga de sport. Faut vraiment que je relise tout, car je me souviens pas de tout, seulement que le titre m’avait mis une sacré claque à l’époque.

    Pour la fin, je la trouve parfaite. Car l’auteur ne tombe pas dans la simplicité scénaristique, en faisant gagner le tournoi par l’équipe des « héros » en montrant que ce sont eux les plus forts, bla bla bla. Justement, en les faisant gagner contre l’équipe à battre et puis se faire éliminer, ça prouve justement la réalité du sport. Que le sport, c’est clairement des désillusions, mais aussi des victoires importantes et méritées. Ca montre aussi que l’équipe est humaine et ne savent pas donner plus que ce qu’ils peuvent, ils ont donner tout ce qu’ils avaient contre Sannoh et le résultat du tour d’après est logique.

    Allez je vais me lancer dans l’investissement de la nouvelle édition !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci à toi pour le compliment 🙂
      Pour la nouvelle édition difficile à dire si ça vaut le coup si tu as l’ancienne, perso je trouve cette nouvelle édition très bien avec ce découpage qui je crois a été fait par Inoue pour mieux coller au déroulé de l’histoire. Après je suis tenté de te dire que si ta première édition te convient vu tous les mangas qu’il y a découvrir autant partir sur autre chose même si oui Slam Dunk ça vaut le coup. Faudrait que je retente Eyeshield un de ces jours vu qu’on semble en phase sur notre rapport aux mangas de sport!
      On est d’accord pour la fin si tu veux un truc un peu réaliste et surtout porteur d’un vrai sens (parce que dans la vie on gagne pas à tous les coups) y avait pas vraiment d’autres solutions.
      Bonne relecture à toi!

      Aimé par 1 personne

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